Philippe Samatzis

Philip Samartzis

At the end of the night, 2019

Installation sonore

8 enceintes

 

 

On emploie des radars MFSA (Medium Frequency Spaced Array) pour prendre la mesure des conditions de la haute atmosphère à travers la transmission et la réception de pulsations sinusales codées. À partir de la mesure du laps de temps entre la transmission et la réception de ces signaux, et en analysant les caractéristiques formelles de l’onde reçue, on récolte des informations sur la vitesse et l’orientation des forces dynamiques de moyenne atmosphère — les vents turbulents occasionnés par des effets de chaleur et de refroidissement, par exemple. Les conditions variables dans l’atmosphère plus près de la surface de la terre produisent aussi des effets directement sur l’installation radar elle-même. Lorsque le différentiel de température entre la surface et l’air s’augmente, les structures métalliques et les câbles interconnectés qui ensemble constituent le radar subissent du stress et de la fatigue à des degrés différents. Quand les sons portés par ces éléments physiques se joignent aux pulsations électroniques précédemment évoquées, il en ressort une musique évocatrice et mystérieuse — des réverbérations qui sont la traduction directe de la volatilité des forces terrestres et cosmiques qui façonnent le continent Antarctique.

 

Philip Samartzis est artiste sonore, chercheur et intellectuel. Il interroge les effets de l’isolement et des évènements météorologiques extrêmes dans des territoires reculés, cherchant à exprimer les conséquences que produisent les changements environnementaux auprès de communautés vulnérables.