MUSEE TRANSITOIRE

A PROPOS

Télécharger ici le DOSSIER DE PRESSE

Le Musée Transitoire est une institution a but non lucratif qui investit l'architecture et l'acoustique de lieux en transition. Suspendus entre deux états, entre deux usages, ces espaces se prêtent pour un temps à une transformation dépourvue de fonctionnalité. Fondé par Romina Shama, le projet est né d'une envie d’intégrer l'espace et le son à la conception d'une œuvre empirique qui aborde notre relation à la matérialité. Sa composition est le résultat d'une approche pluridisciplinaire, où plasticiens, auteurs, compositeurs se partagent l'espace pour aborder l’instabilité de la condition transitoire. 

Romina Shama s’associe à l’artiste sonore Amandine Casadamont pour réaliser le commissariat de cette première exposition. Elles présentent une exposition constituée de plasticiens mais aussi d'artistes sonores et d'auteurs dont le travail interroge l’enchevêtrement de différentes réalités et leurs impacts sur notre relation à la matérialité, à l’espace et au temps présent.

Le Musée Transitoire s’intéresse à l’état de flottement que l’ère immatérielle produit dans notre société : un vertige doux et ferme qui nous paralyse parfois et nous plonge dans la passivité. 

Le titre de cette première exposition, "I would prefer not to" fait écho au personnage de Bartleby. Personnage énigmatique de la nouvelle éponyme d’Herman Melville qui décide du jour au lendemain de ne plus « faire ». Il impose alors une résistance passive à son employeur, notaire ultra-rationnel qui subit cet empêchement sans pouvoir réagir.

"I would prefer not to" est une exposition générative. Elle se nourrit des oeuvres qui la composent pour en créer de nouvelles. Les artistes invités composent des oeuvres dans un espace éphémère évolutif que Romina Shama et Amandine Casadamont qualifient d’«auto-fécond». Le duo, qui utilise une superposition d’éléments invisibles tels que l’espace, le temps et le son comme matériaux dans leurs pratiques respectives, proposent un geste curatorial où l’oeuvre de l’autre introduit une nouvelle grammaire à leur langage.